Vendredi 4 septembre, de 18 h à 20 h 15 — Mandawa, 18 rue Édouard-Scoffier, 06300 Nice

Vendredi 4 septembre, de 18 h à 20 h 15, l’association Mandawa ouvre ses portes pour une soirée découverte du yoga, portée à deux voix par François et Florence. Une rentrée sans mot d’ordre héroïque : simplement retrouver le souffle, l’équilibre et le goût d’être pleinement là.

Les yogis connaissent depuis longtemps ce moment où l’élan se dérobe : vishada, l’abattement qui saisit Arjuna au seuil de la Bhagavad-Gîtâ. Debout sur son char, au milieu du champ de Kurukshetra, il pose son arc : trop de tumulte devant lui, trop d’incertitude, plus aucune envie de repartir au combat. Krishna ne lui promet pas un monde plus simple ; il lui apprend à agir autrement, depuis un point d’équilibre qui ne dépend ni de l’agitation extérieure ni de la victoire attendue. Toute rentrée possède un peu de ce vertige : il faut reprendre le mouvement avant même d’avoir retrouvé son centre.

C’est précisément à ce point que commence le yoga : non comme une fuite hors du réel, mais comme une manière plus juste de l’habiter. De 18 h à 20 h 15, François et Florence proposeront deux approches complémentaires, reliées par un même fil : revenir au corps, laisser le souffle remettre de l’espace là où tout se resserre, puis retrouver une stabilité qui ne soit ni raideur ni immobilité. Le Hatha Yoga y déploiera son art des polarités — Ha, le soleil, et Tha, la lune — tandis que les pratiques proposées permettront à chacun d’expérimenter, à son rythme, plusieurs chemins vers une même présence.

Aucune souplesse particulière, aucune expérience préalable, aucun costume de yogi ne sont requis. Il suffit de venir avec une tenue confortable et la curiosité de consacrer deux heures et quart à autre chose qu’aux notifications, aux listes de tâches et aux bonnes résolutions déjà épuisées. Le yoga ne promet pas d’arrêter le vacarme du monde ; il propose, plus modestement et peut-être plus utilement, de ne pas lui abandonner tout l’espace intérieur.

Il aura fallu dix-huit chants à Krishna pour remettre Arjuna en mouvement. Mandawa dispose de deux heures et quart : ce ne sera pas une révélation cosmique, mais cela peut suffire pour poser l’arc, dérouler le tapis et recommencer autrement.

« À la vie, à la mer, dit le tee-shirt. À la vie, au tapis, répond la rentrée. »

Informations pratiques